. " Le plus dur pour moi c'était de plus vivre la belle vie. J'adorais encore la vie qu'on avait. On nous traîtais comme des stars de cinemas mais des durs. On avait tout, il sufisait de demander. Nos femmes, nos mères, nos enfants, tout le monde était de la fête. J'avais des sac en papier remplis de bijoux dans le buffet de la cuisine, un sucrier plein de coke a côté du lit. Tout ce que j'voulais, j'avais qu'a decrocher le téléphone et j'l'avais. Des voitures gratuites, les clefs d'une douzaine de planques un peu partout en ville. Je jouais 20 ou 30 000 $ en un week-end et je claquais tout dans la semaine.
Pour nous ceux qui vivaient autrement ils étaient fêlés.
Tout ces p'tits saint qui se tapaient un boulo de merde pour un salair de clodo, qui se farçisssaient le metro tout les matins pour aller bosser et qui s'engoissaient pour le fin de mois, c'étaient des zero, des poires, ]ils avaient rien dans l'froc !
Si on voulait quelquechose, on se servait.
Si quelqu'un se plaignait deux fois, il morflais tellement que croyez moi ca lui passait l'envie de recommencer. C'était la routine , on y pensait même plus.
C'était pas grave tout ca, ca changeait pas grand chose. Quand j'avais plus d'argent je retournais en voller pour me renfourer. On avait tout a not' botte. On graissait la patte aux flics, on graissait la patte aux avocats, on graissait la patte aux juges. Tout le monde venait faire la quette.
Tout était a celui qui le prenait !
Et tout ca maintenant c'est fini .
C'est maintenant le plus dur .
Aujourd'hui tout a changer, ya rien qui bouge .
J'attend que ca s'passe comme tout le monde .
Chui un quelconque minable.
J'vais finir ma vie dans la peau d'un plouc . . . "
Henry Hill
Citation tiré du film "Les Affranchis" de Martin Scorses.